***Malgré le sérieux et la bonne volonté de l’équipe, l’ICO de Stoby n’a pas porté ses fruits et l’entreprise n’existe plus. Cet article peut désormais vous servir de cas concret pour analyser une ICO avant d’investir.***

 

Qui ne se souvient pas de ses jeunes années étudiantes ? Fêtes, soirées, BDE (et cours aussi 😅)…tant de temps libre pour profiter. Mais étudiant rime souvent aussi avec … pauvreté. Et c’est là que généralement vient le besoin de trouver un job étudiant, avec lequel il faut concilier heures de cours et planning de travail.

À l’inverse, en tant qu’actif, vous travaillez toute la semaine (vous avez enfin de l’argent 😁), mais … vous manquez cruellement de temps. Du moins le peu de temps qu’il vous reste vous n’avez certainement pas envie de le passer à : faire le ménage, tondre la pelouse, faire le repassage ou faire les courses. Non, vous préférez chiller (comme à l’époque étudiante), passez du temps avec vos proches ou voyager.

Bien, sachez qu’actuellement, une toute jeune start-up française se lance le défi de permettre aux actifs de gagner du temps libre en transformant ces tâches domestiques en jobs rémunérés (en euros et en crypto) qui seront exercés par des étudiants.

Un nouveau concept qui va tous nous intéresser, car bien entendu, ce projet est intimement lié à la blockchain et aux cryptomonnaies. Mais avant de se réjouir tout de suite, je vais vous donner mon avis, sur cette ICO frenchy et le projet qui en découle. Est-ce une ICO intéressante ? L’équipe est-elle fiable ? Est-ce un investissement qui a du potentiel ? Voyons cela ensemble.

1 : Présentation du projet Stoby

A : Les fondamentaux

Le projet

Le projet Stoby est né en partant d’un constat simple : les étudiants ont du temps libre et cherchent à l’optimiser notamment en gagnant un revenu complémentaire. À l’inverse, les jeunes actifs et les catégories sociales professionnelles supérieures (cadres, directeurs…) ont peu de temps libre. Ces derniers cherchent donc à se libérer de certaines tâches domestiques quotidiennes (ménages, garde des animaux, entretien du jardin…) afin d’avoir plus de temps pour eux et leur proche.

En partant de ce postulat, l’équipe à identifier deux besoins :
1 : Les étudiants ont du temps, mais manquent d’argent
2 : Les actifs ont de l’argent, mais ont besoin de temps

Le rapprochement est alors vite établi. Pourquoi ne pas proposer une plateforme en ligne qui mettrait en lien ces actifs qui manquent de temps avec des étudiants qui à l’inverse en ont beaucoup plus ? C’est ainsi qu’est né le projet Stoby.

L’objectif de Stoby est donc simple : dégager du temps libre aux particuliers tout en permettant à un étudiant de se dégager un revenu. Un principe gagnant-gagnant donc. D’autant plus que l’idée de petites missions rémunérées correspond, par leur modularité dans la semaine, à un emploi du temps étudiant qui peut être très dispersé et variant d’une semaine à l’autre. Le projet veut donc se placer comme une plateforme de « jobbing » étudiante, simple et sécurisée. Cette plateforme a pour objet d’être le cœur d’un écosystème, notamment grâce au token de ce projet (j’en parle à partir du point 2 -B).

                                                     Vidéo de présentation du projet Stoby

Dans quel environnement s’insère le projet ?

En voulant créer une plateforme mettant en relation directe des individus pour proposer l’échange de services, l’équipe s’insère dans le marché de l’économie collaborative (dont Airbnb et Uber en sont les pionniers).

Ce marché est en pleine expansion depuis presque une décennie. Selon une étude faite par Odoxa pour Allovoisin en avril 2018, deux Français sur trois ont déjà eu des pratiques s’inscrivant dans l’économie collaborative (68 %) et les trois quarts comptent y recourir (73 %). Puis, selon le cabinet d’audit et de conseil PwC, le montant des transactions des principaux secteurs de l’économie collaborative à l’échelle européenne pourrait être multiplié par 20 en 10 ans pour atteindre 570 milliards d’euros d’ici 2025 (contre 28 milliards aujourd’hui).

L’économie collaborative peut se diviser en plusieurs types de services proposés. La plateforme Stoby souhaite s’insérer dans le cadre des Services entre particuliers et étudiants. Ce cadre est encore peu exploité. D’après le schéma réalisé par l’équipe, la plateforme compte seulement un concurrent s’étant placé sur le même cadre.

Cependant, Stoby à un avantage concurrentiel de taille, la plateforme fonctionne en partie par la blockchain (j’y reviendrai plus bas).

                                                          Environnement du marché de l’économie collaborative

Selon une étude menée par Jobijoba, en avril 2017, les annonces pour les petits boulots payés à la mission représentaient 5% de l’ensemble des offres d’emploi en ligne (soit 46 855 annonces).

Jean-François Marti, responsable du PwC Experience Center est d’ailleurs très enthousiaste sur le développement de l’économie collaborative et du partage. Il estime que « l’économie collaborative pourrait bien devenir LE modèle de performance dans une Europe qui cherche la croissance ».

B : Mais pourquoi faire une ICO ?

D’ailleurs comme modèle de croissance, l’équipe de Stoby fait le pari de choisir le modèle de l’ICO. Proposer une ICO permet au projet de s’inscrire dans la technologie blockchain et de proposer un jeton qui sera échangeable entre utilisateurs. Ce token est nommé le STB, et s’appuie sur le réseau blockchain Ethereum (un jeton ERC-20 donc).
Le token STB sera échangeable contre de l’ETH pendant la levée de fonds. Cette dernière a pour but de permettre le développement du projet, de la technologie Stoby et à renforcer les équipes.

D’autres part, une ICO permet à l’équipe de se démarquer de la concurrence et de toucher plus facilement « les millénials » (qui pour la plupart sont ou vont devenir étudiant) qui semble être la frange de la population la plus à même d’utiliser les cryptomonnaies.

Enfin, une ICO est un moyen efficace pour une entreprise liée à la blockchain de se développer, dans un contexte où les banques sont ultra réticente à héberger ce genre de société (surtout en France). Chose qui m’a été confirmée par un des fondateurs du projet.

C : La team

Justement, en parlant d’un des fondateurs, c’est l’occasion de voir comment se compose l’équipe faisant vivre le projet. Les 16 membres participant au projet sont facilement accessibles depuis le site web de Stoby ICO , et ont tous une photo avec un profil Linkedin actif. On compte 8 membres travaillant à temps plein et 8 autres en collaboration avec l’équipe.

Les 3 fondateurs du projet, Julien Labatut, Bertrand Tisseire et Thomas Mazières sont tous français. Julien et Thomas ont un parcours orienté commerce et marketing, et sont tous deux épaulés par Bertrand ayant un socle en comptabilité et gestion.
Les 5 autres membres à temps plein regroupent les compétences nécessaires au développement du projet (graphistes, développement web et informatique, chargée de communication …).

Pour l’ensemble des 8 membres, ce projet constitue leur première expérience dans l’entrepreneuriat lié à la blockchain et aux cryptomonnaies. Néanmoins, ils sont épaulés par 6 advisors (personnalités importantes) :

  • Guillaume Duluc, consultant chez IBM, il aide et accompagne les projets blockchain à voir le jour.
  • Quentin Austry, trader en produits financiers accompagne l’équipe sur la mise en place d’applications décentralisées et le fonctionnement de l’ICO.
  • Quentin Herbrecht fondateur d’une société blockchain, accompagne l’équipe dans la gestion de sa communauté.
  • Tinh Tran, manager à la société non lucrative FHI360 il est responsable des relations avec l’Asie.
  • Warren Whitlock, personnalité et influenceur américain lié au monde des cryptomonnaies et de la blockchain.

  • Et enfin, Philippe Coste directeur des écoles d’informatiques Epitech, il aide la team à nouer des partenariats avec les établissements d’enseignement supérieurs.

Enfin, deux derniers collaborateurs aident au développement de Stoby. Loic Perez, commissaire aux comptes et expert-comptable, il accompagne l’équipe sur la partie expertise comptable. Adrien Soumagne est l’avocat qui accompagne l’ICO sur toute la partie juridique, par la rédaction de tous les documents légaux de telle sorte à régulariser le projet avec la législation française.

La présence de ces 8 collaborateurs apporte de la crédibilité et de la solidité au projet. La team est accessible et présente sur internet, entendez par là que personne ne se cache derrière un pseudo fumeux. On a un noyau dur qui se concentre sur le développement du projet, et qui est épaulé par 6 personnes (advisors) ayant de solides expériences dans la blockchain, le milieu financier, la communication et l’enseignement et 2 autres spécialisées sur les questions juridiques et comptables.

2 : Stoby : fiabilité et apport du token STB dans le monde des cryptomonnaies

Comme n’importe quelle ICO, Stoby a créé son propre jeton le STB. Le projet en soi répond à de vrais besoins (étudiant ayant besoin d’argent et actifs en recherche de temps), et la team avec ses collaborateurs semble avoir de bonnes fondations pour développer le projet. Mais le token lui, que va-t-il apporter dans le monde des cryptomonnaies ? Ne sert-il pas juste de figuration ? Et les fonds récoltés, que vont-ils devenir ?

A : La team c’est bien, mais qu’en est-il du reste ?

Le whitepaper

Le whitepaper est disponible en 3 langues (anglais, français et coréen) et est facilement accessible sur le web. Pour ma part, je le trouve bien rédigé, clair et sans blabla superflue « to the moon ». En gros il ne va pas vous dire « investissez chez nous et vous serez riche ». Non, il vous dit « on vous propose ça, voici nos objectifs, ça vous intéresse de prendre part au jeu ? » L’équipe le tient régulièrement à jour et est accessible ici.

Comment vont être distribués les tokens ? Et comment seront gérés les fonds de l’ICO ?

La start-up s’est fixée un objectif maximal de 25 millions de STB créés durant l’ICO. 3 millions sont réservés aux partenaires et à l’équipe. 2 millions sont réservés à la vente privée. 20 millions sont réservés à la vente publique de l’ICO. Sachant que si moins de 2,4 millions ont été vendus, les participants seront intégralement remboursés. Enfin, tous les STB n’ayant pas été vendus à l’issue de l’ICO seront supprimés.
L’équipe n’a pas prévu de réémettre des jetons après l’ICO, ainsi, son déroulement définira la quantité max de STB qui sera disponible sur le marché des cryptomonnaies.

Ils sont actuellement en vente privée, mais je détaille les modalités de participation de l’ICO à la fin de l’article. À noter que le projet dispose d’un onglet présentant les conditions générales de ventes, un bon point !

Les dernières pages du whitepaper mentionnent les dépenses prévisionnelles de la start-up suite à l’ICO. Les salaires et le marketing représenteront plus des 3 quarts des dépenses prévues. En effet, la start-up aura besoin d’une force de développement web solide (donc des personnes derrière tout ça) tout en ayant des campagnes de promotions attractives pour se faire connaître.
La start-up fournit une analyse prévisionnelle détaillée sur son site. Cette transparence est pour le moins très appréciable.

La communauté

Le projet est très présent sur les réseaux sociaux et se trouve sur 9 plateformes différentes : Facebook, Twitter, Instagram, Linkedin, Medium, Reddit, Bitcointalk, Télégram et Github.
Stoby étant une ICO récente la communauté autour du projet est relativement naissante. Les avis sur leur page Facebook sont très positifs (4,9 étoiles sur 5) bien qu’il semble s’agir principalement d’utilisateurs du produit fini et non d’investisseur. Cependant, cela prouve que la plateforme est fonctionnelle et qu’elle apporte satisfaction, ce qui est en soi plutôt rassurant en tant qu’investisseur.

Autre point important, la team est très réactive que ce soit sur leur page Facebook ou par mail. En me passant pour un inconnu, j’ai envoyé un mail à 19:02 et j’ai eu une réponse à 19:27 le même jour en semaine.

La qualité du code

Concernant le code du token STB, à l’heure où ces lignes sont écrites il est encore en cours de développement. Néanmoins, lorsque celui-ci sera finalisé, il sera accessible par tout le monde via le Github du projet.

B : Apport du STB dans le monde des cryptomonnaies

L’objectif du token au quotidien est de servir à la communauté étudiante. En effet l’entreprise prévoit à horizon 5-10 ans des partenariats avec les écoles/campus pour qu’ils acceptent le token afin de payer leurs services (restaurant universitaire, faire des dons à son association, louer des livres…).

L’idée sous-jacente est de pouvoir permettre aux organisations étudiantes de récupérer les jetons STB et de pouvoir les utiliser afin de rémunérer les étudiants pour certaines tâches. Par exemple, après avoir emprunté des livres ou payé son loyer au Crous, ce dernier ainsi que l’université verront alors croître leur capital en STB. Ils pourront ainsi l’utiliser pour rémunérer les étudiants.

                                                                        Écosystème de la plateforme Stoby

L’utilisation d’un token permet de se passer d’intermédiaire. Par conséquent, les prix des services proposés sur la plateforme seront plus intéressants en STB (les frais de commissions étant réduits de 50%). Rassurez-vous, même si le particulier à une réduction, l’étudiant au final aura un paiement équivalent à une transaction en euro.

En plus d’un meilleur référencement, l’utilisateur du STB se verra par ailleurs attribuer des droits sur la plateforme. S’il a :

  • Plus de 2 500 STB, vous pourrez donner votre avis sur les projets de l’entreprise
  • Plus de 7 500 STB, vous aurez droit à un système de conciergerie qui se chargera de trouver les meilleurs profils le plus rapidement correspondant aux critères de l’annonce.
  • Plus de 15 000 STB, vous êtes totalement exonérés de commissions.

L’équipe a aussi prévu de lancer une boutique pour avoir accès à des produits partenaires et des services annexes.

Enfin, en tant que détenteur du STB vous pourrez bien sûr hold le token sur votre wallet ERC-20 préféré ou bien le trader sur les deux exchanges qui seront disponibles suite à l’ICO :  Ether-Delta et IDEX. D’autres exchanges seront ajoutés par la suite.

C : Quelle vision à long terme ?

La roadmap est claire et fixe des objectifs qui semblent entièrement réalisables. Pour le moment, elle est pleinement tenue.

La plateforme compte débuter en s’ouvrant à la ville de Paris et de Toulouse. Ce point d’entrée est crucial puisque permettra de valider le système économique du projet. 2019 sera une année d’intégration en France avec pour objectif de couvrir les plus grandes villes du territoire en fin d’année. De larges campagnes marketing liées aux référencements web et sur le terrain sont prévues.

À partir de 2020, l’entreprise ambitionne d’exporter son modèle d’abord dans les principales capitales (Londres, Berlin et Munich) avec un export plus large en Europe dès 2021. Point important, l’application mobile iOS et Android sera lancée pour 2020.

                                                                                        Roadmap de Stoby

3 : La plateforme Stoby.

Point rassurant, Stoby a déjà un produit fonctionnel avec une plateforme facilement accessible. L’inscription est rapide bien que nécessite l’aval d’un modérateur.

Stoby se démarque de la concurrence, car une partie de la plateforme fonctionnera sur la blockchain Ethereum. En effet, lorsque l’étudiant aura effectué un certain nombre de missions, il obtiendra une certification. Cette dernière est gérée par les smart-contracts. Le caractère immuable et transparent de la blockchain permet d’authentifier les tâches et l’expertise de l’étudiant.

Les missions effectuées par les étudiants seront certifiées par smart-contracts sur la blockchain Ethereum

Conclusion

Stoby est-elle une bonne ICO ? La start-up répond aux points fondamentaux à vérifier avant un investissement. Le projet répond à un vrai besoin, l’équipe est disponible et entourée de personnes ayant de l’expertise dans le milieu de la blockchain. Le whitepaper est bien écrit, clair et ne vous vend pas la lune. La transparence du projet est un plus très appréciable.
Certains points restent cependant à développer (je pense à la communauté, et à l’accessibilité du code du token), mais l’équipe y travaille justement d’arrache-pied. Ce qui fera la réussite ou non du projet est à mon sens les partenariats avec les universités. Cette réussite permettra de véritablement de créer un écosystème qui donnera une réelle utilisation du token. La collaboration avec Philippe Coste, directeur d’Epitech est clairement un plus sur ce point. Tous les indicateurs et études de marché portent à croire que Stoby s’insère sur un pan de l’économie porteur et en forte croissance. Au vu des données et du sérieux du projet, il a toutes les clés pour réussir.

Si vous voulez faire partie des premiers à supporter une start-up française pleine de potentielle, vous pouvez accéder à la vente privée du token en envoyant un mail à cette adresse : mailto:contact@stoby.fr . En suivant ce lien, vous aurez droit au double de token pour la même somme investie que durant la phase publique.

N’hésitez pas à tester la plateforme Stoby et me dire ce que vous en pensez en commentaire. Vous pouvez aussi relire cet article dans lequel je donne les points à vérifier avant d’investir dans une ICO. Ah, et une dernière chose, je vous donne un petit tips pour soutenir ce projet en un seul clic, partagez ce post autour de vous 😉.

Liens utiles : 

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Cet article est le fruit d’une collaboration entre ParlonsCrypto.fr et l’équipe de Stoby. Néanmoins, je garde toute objectivité sur ce dernier.

Cet article ne constitue pas un conseil en investissement. ParlonsCrypto.fr ne serait tenu responsable de perte partielle ou totale du capital investi. N’investissez que ce que vous pouvez vous permettre de perdre.

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