Quand on vous parle de cryptomonnaies, vous avez l’impression d’être en cours de langue étrangère ? Vous avez sans doute vu des tas d’articles dans la presse parler de Bitcoin et d’Ethereum comme quelque chose de dangereux sans réellement savoir ce que ça représentait. Ici je vais vous dire qui sont vraiment les cryptomonnaies.

Vous connaissez sans doute un ami ou un cousin qui a acheté quelques Bitcoins et te dit aujourd’hui qu’il n’a plus besoin de trouver des jobs d’été. Mais comme tout cela vous parait flou et tellement absurde, vous n’oserez pas en acheter.
Heureusement, les cryptomonnaies ne sont pas aussi démoniaques que la presse le laisse l’entendre. Et rassurez-vous, il ne faut pas avoir fait BAC +7 pour les comprendre. Ici, vous êtes au bon endroit pour tout comprendre. Je vais vous expliquer de A à Z ce que sont les cryptomonnaies. Go 😉

La blockchain

En fait, pour comprendre les cryptomonnaies, il vaut mieux commencer par ce qui les fait fonctionner : la blockchain. Selon The Economist, « Elle pourrait changer le monde » et serait même une « révolution » pour Libération.

Créée en 2009 en même temps que le Bitcoin par Satoshi Nakamoto (enfin c’est son pseudo, personne ne sait réellement qui c’est !), la blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, fonctionnant de manière transparente et sécurisée, sans l’intervention d’organe étatique ou bancaire. Cette base de données enregistre tous les échanges effectués entre utilisateurs au sein de ce qu’on appelle des blocs. Dans chaque bloc peut y être inscrit un certain nombre d’échanges. Les blocs sont reliés entre eux informatiquement par des « chaînes ». D’où le nom : blockchain.

Cette base de données est partagée, sans aucun intermédiaire, ce qui permet à toute personne de vérifier les échanges. Néanmoins, même si tout le monde peut accéder aux blocs, personne ne peut théoriquement savoir qui fait les échanges.

Les utilisateurs vérifient les données dans les blocs afin de valider les échanges. Cela s’appelle du « minage ». Comment font-ils ? Ils lancent un logiciel dédié qui se chargera tout seul du travail (qui consiste généralement en la résolution de problème algorithmique) en utilisant la puissance de calcul de l’ordinateur. Ce dernier devient alors ce qu’on appelle un nœud. Une fois le bloc validé et daté par le nœud, il est ajouté et archivé à la chaîne de bloc. C’est à partir de ce moment que la transaction est visible pour le récepteur et l’ensemble du réseau.
Ces « mineurs » d’un nouveau genre perçoivent une commission (correspondant à la cryptomonnaie sur laquelle ils vérifient les échanges) pour avoir mis à disposition leur puissance. D’où les nombreuses créations de « fermes de minages », sorte de grands entrepôts où sont réunis des ordinateurs, qui peut constituer un business lucratif, bien que soumis à la volatilité des cours.

Malgré l’ouverture d’accès de la technologie, son fonctionnement la rend difficilement falsifiable. En effet, différentes copies de la blockchain existent simultanément sur l’ensemble des nœuds. Ainsi, pour falsifier une blockchain, il faudrait que plus de la moitié des nœuds soient corrompus simultanément. Ce principe de fonctionnement rend cette technologie très sécurisée aux piratages.

La sécurité est aussi au cœur des échanges. Pour soumettre une transaction, les utilisateurs ont deux « clés » à leur disposition. Une, dite publique permettant d’identifier leur portefeuille (appelé aussi wallet, c’est sur celui-ci que sont stockées tes cryptomonnaies) et une autre, dite privée leur permettant d’y accéder. Afin de soumettre un échange dans la blockchain, il faut impérativement ces deux clés. C’est ce qu’on appelle un système de cryptographie asymétrique. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on parle de cryptomonnaie, car elles utilisent ce principe de clés.

Comme le résume très bien le mathématicien Jean-Paul Delahaye, la blockchain est en quelque sorte comme un grand cahier comptable « que tout le monde peut lire librement et gratuitement, sur lequel tout le monde peut écrire, mais qui est impossible à effacer et indestructible ».

Quel est le lien entre la blockchain et les cryptomonnaies ?

La blockchain est l’infrastructure virtuelle sur laquelle repose le Bitcoin, lui permettant ainsi de circuler. D’où l’association régulière entre Bitcoin et blockchain.

Mais cette technologie sert aussi de base aux autres cryptomonnaies créées par la suite, les altcoins comme on les appelle. Il faut savoir qu’il n’y a pas une, mais des blockchains. En théorie, chaque cryptomonnaie peut avoir sa propre blockchain.
Il faut savoir que derrière chaque monnaie virtuelle se cache en réalité un projet, un problème auquel elle veut répondre. Grâce à la blockchain, elles peuvent toutes fonctionner sans pièces ni billet. D’où leur appellation de monnaie virtuelle.

Vont-elles remplacer les monnaies fiduciaires (aussi appelée monnaies fiat) telles que l’euro ou le dollar ? Pour le moment pas si sûr. Le caractère décentralisé de la blockchain permet à ces monnaies de fluctuer énormément et en font des valeurs hautement spéculatives. Mais c’est justement cet aspect qui les a rendus populaires.

Le fonctionnement et le caractère de cette technologie lui confèrent un potentiel certain dans un plus large domaine que l’univers des monnaies virtuelles. Les cryptomonnaies ne sont en somme qu’une manière parmi tant d’autres d’utiliser cette technologie, comme les mails, une manière parmi tant d’autres d’utiliser internet. Banque, assurance, agroalimentaire, santé, énergie, immobilier, vote… Les champs sont vastes. De façon générale, elle permettrait de remplacer les « tiers de confiance » (banques, notaires…). Le livre « La Blockchain décryptée, les clés d’une révolution » parle même de « désintermédiation ultime ».

Concrètement, qu’est-ce que je peux faire avec mes cryptomonnaies ?

Exactement comme les monnaies fiat, les monnaies virtuelles permettent théoriquement de pouvoir les échanger contre l’achat de bien et de services. À l’heure actuelle, seulement très peu de commerces et d’institutions s’en servent. Ceci dit, plusieurs projets de cartes bancaires associées aux cryptos sont en cours afin de les démocratiser.

Enfin, même si l’achat de biens et services représente une minorité des transactions, ces monnaies constituent une réserve de valeur. Celle-ci repose non pas sur le contrôle des quantités émises par les États et les banques centrales, mais sur le projet qui se cache derrière chaque monnaie. Par exemple, le Bitcoin est la représentation symbolique de la blockchain. Le Ripple veut utiliser cette technologie aux services de banques afin d’accélérer les virements. L’Ethereum veut permettre l’utilisation de la blockchain pour d’autres usages que des échanges monétaires.

Comme la valeur des monnaies n’est pas contrôlée, elle est éminemment dépendante de l’offre et de la demande. En résulte donc une forte volatilité des cours engendrant un fort caractère spéculatif. En réalité, on peut vulgairement voir les monnaies virtuelles comme des sortes « d’actions » qui, au lieu de représenter une entreprise, représentent un projet. Et les investisseurs (ou spéculateurs) misent sur l’avenir de celui-ci.

Pour résumer :

  • La blockchain est une technologie permettant d’échanger des données inscrites dans des blocs liées les uns aux autres et dans lesquelles chacun peut vérifier les échanges.
  • Ces échanges sont vérifiés par les « mineurs ». Ces derniers correspondent aux nœuds de la blockchain.
  • L’échange de monnaie est la première utilisation de la blockchain, mais n’en est qu’une parmi tant d’autres.
  • Le Bitcoin est la cryptomonnaie la plus populaire, mais n’est pas la seule.
  • Les cryptomonnaies permettent d’acheter des biens et services, mais sont surtout aujourd’hui une réserve de valeur plus ou moins spéculative.

Si vous voulez maintenant savoir comment acheter des cryptomonnaies et où les acheter, je vous invite à voir la suite des articles dans la rubrique débutant et tutos. N’hésitez pas à partager et me dire ce que vous pensez des cryptos dans les commentaires. 😉

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